Court-métrage

Merci à tous et à toutes pour vos votes !

Le vote est fermé, le jury a délibéré, et nous pouvons dès à présent annoncer le ou la lauréate des Prix de l’ICART Bordeaux – Court Métrage 2021

Vous avez été plus de 3700 à participer au vote du Prix du public, et nous vous en remercions, cette visibilité accordée aux jeunes réalisateurs et réalisatrices étant primordiale, surtout dans le contexte actuel

Nous tenons également à remercier le jury de cette année : Justine Mouyanne, Emmanuel Gateau, Eric Castanet, et Céline Musseau. 

Bravo à Guillaume Créton et son équipe pour son court-métrage Les Exemplaires, lauréat des Prix de l’ICART Bordeaux – Court Métrage 2021. 

Le Prix du public lui a aussi été décerné. 

Le jury tient à féliciter tous et toutes les finalistes de cette édition, en particulier Axel David pour son court Minuit Moins Cinq, qui bénéficie d’une mention spéciale et d’un prix additionnel

Le titre de cette année se voit accompagné de plusieurs prix : 

  • Une diffusion en première partie à l’UGC Ciné Cité dans le cadre des projections Cinétudiant
  • Une journée d’accompagnement sur le tournage du prochain court du studio bordelais Carnages
  • Un article dédié dans le média Artistik Rézo

Le Prix de public remporte des places de cinéma UGC. 

découvrez le·la lauréat·e en nous suivant sur les réseaux

partagez sur vos réseaux !

nos partenaires

Les Exemplaires

Un court-métrage de Guillaume Créton

Suivez le parcours de l’oeuvre prometteuse, qui commence à collectionner les sélections en festival ! 
Sur Facebook : Les Exemplaires

Note du réalisateur :

Les Exemplaires est un drame social engagé réalisé par Guillaume Creton pour son projet de fin d’études à 3iS Bordeaux. Ce huis-clos met en scène une réunion d’urgence organisée entre un recteur d’académie et des professeurs qui accusent l’Education Nationale d’être responsable du suicide de leur collègue.

Le scénario est librement inspirée de l’histoire de Christine Renon, une directrice d’école maternelle, qui s’est suicidée au sein même de son établissement, laissant derrière elle une lettre d’adieu où elle décrit son quotidien et dénonce les conditions de travail dans l’Education Nationale.
Les Exemplaires critiquent la gestion catastrophique de l’Education en France mais montre surtout la scission entre les politiques et le peuple. Les élites toujours plus puissantes et déconnectées de la réalité imposent leurs points de vue idéologiques et économiques et n’hésitent pas à mentir pour protéger leurs intérêts et leurs carrières.

A la manière de Stéphane Brizé (En guerre, La Loi du marché…), Les Exemplaires traite avec force et réalisme le malaise des enseignants français.

R E S I L I E N C E

Un court-métrage de Théo Chaudet

Note du réalisateur :

J’ai souhaité créer, réaliser, écrire finalement, ce film en partant d’un constat : lors des différentes manifestations sociales, je me suis demandé qu’elles pourraient être les conséquences sur le long terme de telles manifestations en ajoutant le contexte écologique actuel, thème majeur de ce film. A l’heure actuelle, en ces temps de confinement, le film prend une dimension quelque peu prémonitoire que je n’aurais pu prévoir !

Année 2023.
Le réchauffement climatique a fait des ravages sur terre. Les guerres de territoires et crises sociales ne font que s’accentuer et les premières pénuries commencent à apparaitre. Lucie, a du quitter ses parents et la ville, devenue trop dangereuse, et est restée sur l’île dans la maison de son grand père. Là-bas, une communauté de réfugiés s’est installée et tente coûte que coûte de survivre malgré un ravitaillement de plus en plus difficile de l’île.

Exuvie

Un court-métrage d’Anouck Morin

Note de la réalisatrice :

Exuvie, du latin exuviae, signifie littéralement « l’enveloppe que le corps de l’animal a quitté lors de la métamorphose et qui laisse place à une nouvelle apparence déjà prête en dessous de la précédente ». Après sa lecture, cette définition nous a paru évidente pour nommer notre oeuvre.
« Notre oeuvre », elle n’est ni fondamentale, ni nécessaire, elle ne dénonce ni ne critique, elle ne fonde pas de théorie ni ne propose de réflexions décisives, elle est ce qu’elle est, simplement. Mais quelle est elle ? Un constat. Un banal état de fait.

Elle a pour unique but de montrer ce que l’on a tendance à cacher, ces sujets tabous que chaque individu s’applique consciencieusement à glisser sous le tapis, à ranger dans un placard et ce, par tout les moyens et à l’aide des artifices les plus divers. « Des artifices », ce sont tout ces détails, ces procédés, ces moyens que nous employons tous pour dissimuler la vérité ou parfois pour l’arranger comme il nous en convient, tant le mensonge est courant dans nos sociétés contemporaines. Mais pourquoi mentir ? Par peur du jugement, par honte ou par égo ? Pour le frisson du non-dit ? L’infinité de réponses est alarmante.

Loin de nous la prétention de vouloir y répondre. Nous avons humblement tenter de mettre en avant la capacité, et assurément le talent, de chacun à tromper les regards et les apparences à propos d’une vie qui se dit double.

Notre court métrage présente la vie plutôt banale de Cléo Vincenes. Cléo, c’est une femme ordinaire, elle se réveille chaque matin, boit son café, s’habille et se maquille, prend son sac à main et ses clés, se rend sur son lieu de travail, en l’occurence son cabinet d’ostéopathie. Elle enchaîne les rendez-vous, manipulant corps après corps. Mais, entre deux consultations, elle s’absente parfois. Elle baisse une poignée et disparaît derrière une porte qui semble être l’unique frontière avec une dualité qui la déchire. Soudain, son cabinet se transforme en maison close : un même bâtiment abritant les deux vies qu’elle mène, tantôt jeune femme brillante et diplômée, bien sous toutes les apparences définies par la bonne morale et tantôt mère maquerelle et prostituée. Un unique lieu qui héberge deux aspects d’une existence bien différente. L’ambivalence qui caractérise notre protagoniste, nous l’exprimons par de multiples biais : une opposition en matière de lumière, d’ambiance sonore, musicale et de couleurs. Ces couleurs particulières baignant les murs de la maison close que tient notre protagoniste ne sont pas anodines : rouge et bleu. Le rouge est une couleur faite de paradoxes et d’ambiguïtés, à l’image de Cléo : elle représente l’amour comme la colère, la sexualité, le danger, l’ardeur, l’interdiction ; on la qualifie parfois de « couleur de la vie ». Le bleu, quant à lui, exprime le voyage, la découverte au sens propre et figuré que ce soit un voyage physique ou spirituelle comme une introspection, elle est également un symbole de vérité, à l’image de l’eau limpide.

De surcroît, nous souhaitions établir un parallèle solide entre la profession d’ostéopathe et de prostituée par le biais du rapport au corps, à la chair, renvoyant presque à une forme de sensualité. C’est sur ce postulat que les mots de Charles Baudelaire ouvrent notre film.

Nous avons également choisi de présenter cette opposition, cette « double-vie », par une caméra voyeuriste, presque subjective par instants, suggérant la présence d’un homme qui, caché dans l’ombre, découvrirait la supercherie mise en oeuvre pour dissimuler les apparences. Une tromperie qui ne se révèle qu’à terme, au dernier moment.

L’ambiguïté de ce film réside ainsi dans la réussite même des artifices que nous mettons en place, un par un, afin de conserver cachée cette part clandestine qui nous appartient, ce jardin secret que nous nous efforçons de cultiver jour après jour tant la banalité du quotidien, la monotonie de nos routines, la noirceur de l’ennui semble nous envahir heure après heure, minute après minute, seconde après seconde.

Mais, in fine, qu’en reste-t-il ?

Minuit Moins Cinq

Un court-métrage d’Axel David

Note du réalisateur :

Ce film réalisé l’an dernier est la première œuvre que je réalise seul. Je voulais explorer les thèmatiques de la dualité, l’absurde, la fin de l’humanité, la défaite et l’acceptation, à travers ce jeune homme, allégorie de l’humanité, qui affronte un vieux sage, à l’heure où l’horloge de l’Apocalypse arrive à minuit. Mais le sort de l’humanité se joue sur un jeu de hasard. Le format, le noir et blanc, et le son réalisé a posteriori sont autant accomodations avec les moyens de bord que partis pris esthétiques, le format faisant des protagonistes des prisonniers et le noir et blanc accentue les ressemblances.