
L’EXPOSITION
- Du 10 au 13 mars 2025
- Les Glacières, Caudéran
- Lundi, Mardi & Mercredi : 10h-18h | Jeudi : 10h-23h30
Comment s’y rendre ?
- Adresse : 121 Av. Alsace Lorraine, 33200 Bordeaux
- Bus 16 (Place Lopès), Bus 2 & G (École Normale), Bus 9 & 70 (Pasteur)
Déroulement
- Entrée libre
- Remise des prix le jeudi 13 mars à 20h, avec DJ Set
Curation d’oeuvres
Merci à tous.tes pour vos candidatures !
Nous avons le plaisir de donner l’opportunité à 12 artistes d’exposer leurs créations à travers notre tremplin artistique. À l’issue de l’exposition, leur travail sera apprécié par un jury de professionnels qui décernera le Prix de l’ICART 2025 en Arts Visuels.
Nous remercions également l’artothèque de Pessac, « Les Arts au Mur », pour le prêt de 5 oeuvres que vous pourrez retrouver lors de notre exposition !
ARTISTES SÉLECTIONNÉ.E.S
ACGL est une artiste plasticienne bordelaise, diplômée d’un Bachelor en design graphique et d’un Master en recherche arts plastiques. Son travail a été exposé à la galerie Sunset avec Rozoschka (2022), à la Meca Frac Nouvelle-Aquitaine avec Chrysalide (2023), ainsi que dans un appartement bordelais avec Retourne-toi, la nuit s’effondre (2024).
Sa pratique mêle sculpture, installation, vidéo, dessin et photographie, explorant la poussière sous toutes ses formes. Cette matière, à la fois infime et omniprésente, évoque un monde chaotique et mystique. À travers ses œuvres, ACGL révèle comment l’infiniment petit, ce que Marcel Duchamp appelait l’inframince, ouvre une fenêtre sur une réalité subtile et essentielle. Dans un monde marqué par le chaos et l’éphémère, la poussière devient le témoin silencieux du passage du temps, transformant l’ordinaire en une expérience sensible.
Morgane Jouvencel est une jeune artiste plasticienne originaire de Montpellier.
Diplômée de l’ESAD de PAU en 2020 et de l’ENSAD de Limoges en 2023, elle commence à travailler dans l’art et à exposer pendant ses études notamment à Bordeaux, Lille, Pau et Tourcoing. Elle obtient sa première exposition personnelle en 2022 à Bordeaux sous l’invitation de Pierre Labat au Continuum. La même année, elle entre dans la collection publique de l’Artothèque de Pessac et dans des collections privées.
Depuis son DNSEP obtenu en juin 2023 elle a été sélectionnée par le CAC Meymac pour l’exposition «Première, 29ème édition» , et par le CIAP de Vassivière pour une résidence en 2024. En juillet 2024 elle présente son travail lors de sa seconde exposition personnelle en Bretagne et réalise une résidence sur l’invitation de Bruit Contemporain avant d’exposer au FRAC MECA Nouvelle Aquitaine dans l’exposition collective Primavera, Primavera.
Aujourd’hui elle vit et travaille à Bordeaux, et fait partie des ateliers de L’annexe B.
Crédit photo : Luigi Chiapolino, 2024
Né en Turquie au sein d’une famille kurde réfugiée, je vis en France depuis 2016.
Après avoir obtenu un diplôme en arts plastiques et sciences de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, je poursuis actuellement mes études à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris- Cergy (ENSAPC). Mon parcours artistique est profondément marqué par l’exil, la mémoire et la résilience, des thématiques que j’explore à travers une pratique mêlant peinture, installation et vidéo.
Mon travail s’appuie sur des expériences personnelles liées à la reconstruction identitaire et à la mémoire collective. Je conçois chaque œuvre comme un processus de réparation, une manière de transformer les cicatrices en témoignages artistiques.
Mon projet Deuil du Lion, sélectionné pour l’exposition Tempête(s) du Prix de l’ICART 2025, est issu d’un travail autour d’un traumatisme d’enfance : la mort de notre cheval. Cette œuvre interroge la transformation de la mémoire à travers une composition qui fusionne paysage, temps et matière.
J’ai exposé dans plusieurs lieux en France et à l’international, notamment au 59 Rivoli à Paris, où j’ai effectué une résidence artistique de deux ans. Je poursuis aujourd’hui mon engagement artistique en parallèle d’actions pédagogiques auprès de jeunes publics, explorant ainsi les possibilités de transmission et de partage à travers l’art.
Crédit photo : @adele.marini.pro
Jonas Lamoliatte est un artiste plasticien, né et travaillant à Bordeaux.
Après l’obtention de son DNSEP à l’ENSAD limoges en 2023, il a décidé de revenir dans la ville de sa jeunesse. Son travail porte sur les images du sport, en adoptant un point de vue regardeur de sport et non d’un sportif.
Passant la plupart de son temps libre à visionner du sport sur son ordinateur depuis le plus jeune âge, c’est pendant ses études aux Beaux-Arts qu’il décide de tirer profit de cette passivité et d’en faire son activité, en ayant cette nécessité de visionner, mais également de produire des images sportives.
Crédit photo : Morgane Jouvencel
J’ai 22 ans et j’ai grandi au Pays Basque. Je vis et travaille maintenant à Bordeaux depuis 5 ans où j’étudie à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts en deuxième année de master.
J’ai une pratique multiple qui va de la sculpture au tatouage, en passant par la peinture et la vidéo où j’essaie d’aborder et d’envisager des questions générationnelles autour de la solitude et des masculinités dans un monde dystopique, le tout sous un spectre Queer et que j’espère sensible.
Crédit photo : Othilie Ledoux et Zelda Iodice
Née à Taipei en 2000, je suis actuellement étudiante à l’École Supérieure des Beaux-arts de Bordeaux.
J’ai travaille principalement sur la technique 3D et la vidéo et j’essaie d’explorer la politique, les aspects
sociaux et culturels, ainsi que le cycle de consommation inscrit dans les images.
Pour moi, les images ne se limitent pas aux pixels numériques sur les écrans électroniques, mais englobent tous les changements de lumière et d’ombre qui sont projetés sur la rétine et ensuite traduits par le cerveau humain, y compris les substances organiques et inorganiques qui sont soumises à la manipulation d’images.
Accepter et recevoir ces images signifie accepter les variations qui ont été traduites et je tente de remettre en question les façons de penser et de cesser de considérer la culture de l’image à partir d’une perspective unique. À travers des logiciels d’images et des technologies virtuelles, j’utilise des moyennes diverses pour connecter le consumérisme, l’histoire ethnique asiatique et le politique, invitant les spectateurs à remodeler leurs expériences sensorielles et leurs normes culturelles.
Crédit photo : Florian Aimard Desplanques
Ma pratique artistique prend racine dans mes premières expériences de vie, à savoir la vie en milieu rural. Dans ces zones abandonnées, désertées des politiques et des populations, uniquement perçues comme utilitaires pour la production. De cette période, je retiens surtout les abattoirs (il faut dire que je suis fille de vétérinaires), et l’ennui.
Chacune de mes pièces se charge de situations personnellement vécues, principalement tirées du monde de l’enfance, impitoyable et souvent bien plus violent que ce que l’on pourrait penser. C’est un monde dépourvu de honte et qui ne connaît pas de limite à l’action. Tout doit être testé. Cela m’amène à aborder des sujets comme la violence, la contrainte, dans les rapports sociaux ou les déplacements, plus ou moins forcés.
Ce qui m’intéresse, c’est d’apporter des constats et de révéler au mieux la capacité de l’humain à transformer tout ce qu’il touche. À le dominer, et l’exploiter. Les corps en ressortent usés, dépossédés, vides. Ils sont contraints, de même que les maigres déplacements qu’ils tentent d’effectuer au mieux. Je pourrais peut-être parler de mon travail comme d’une production limitrophe, au sens stricte, c’est à dire « qui nourrit la limite ».
Outre la violence, le déplacement et la frontière sont des sujets récurrents dans ma pratique. Ces déplacements qui au lieu d’être en mouvement, stagnent ; au lieu de franchir les frontières, les habitent. Mes pièces sont assez inertes et muettes. Elles résident dans le silence et appellent à la considération, que j’entrevoie comme un soin par le regard.
Mon travail garde un rapport instinctif souvent résumé en une action qui prend la forme d’un défi. La moquerie ou le cynisme me permettent d’être plus incisive, notamment dans les rapports de pouvoir que je viens articuler dans mes performances ou mes installations. La performance me permet un impact particulier puisqu’elle engage directement le corps, sans artifice ni duperie. Qu’elles y soient rejouées ou dénoncées, les relations de subordinations deviennent le médium presque physique de mes pièces. La coercition illustre notre rapport au monde et la violence faite aux corps se retrouvant pris dans des parcours qu’ils ne maîtrisent pas.
Les matériaux que je mets au service de mon discours sont choisis méticuleusement en fonction de leur histoire et de leur potentiel discursif, ce qui les rend assez variés. L’utilisation de l’acier, du plomb et du plâtre demeure une constante, tout comme le silence qui asphyxie. Je privilégie les matières délaissées, toxiques, industrielles comme marqueurs sociaux. J’utilise aussi des corps d’animaux que je trouve au gré de mes balades. Leur rareté conditionne le temps d’élaboration de mes œuvres. Cet éco-système de matériaux qui confronte le pérenne et le presque-plus me permet de rejouer l’équilibre très menacé des parcours déracinés, notamment le mien, qui évoluent dans une société ne garantissant nullement une place pour chacun.e.
Crédit photo : Inès BN
Élise Alard est une artiste plasticienne et intervenante artistique née en 1988, qui vit et travaille à Talence et à Bordeaux.
Diplômée de l’ESAA Duperré en Design de mode et en Arts plastiques à l’université Bordeaux Montaigne, elle a aussi un DUT Animation socioculturelle.
À partir de 2015, elle a engagé un apprentissage autodidacte dans la teinture naturelle et ses pratiques dérivées, en parallèle de son travail d’animatrice et du bénévolat dans l’association où était hébergé son espace d’atelier.
L’expérience grandissant, une transition a été amenée afin de basculer vers le travail d’intervenante artistique, puis d’artiste-autrice en articulant arts plastiques, artisanat et savoirs scientifiques. Elle intervient avec l’atelier de sérigraphie artisanale L’Insoleuse, à la Fabrique Pola, depuis 2019, et plus récemment dans le cadre du collectif Couleur Jardin. Ce dernier est axé sur la culture et la cueillette de plantes tinctoriales, ainsi que l’usage et la fabrication d’encres végétales sérigraphiques.
Crédit photo : Michaël Portillo
Située à la croisée des mondes numériques et physiques, là où les identités, les désirs et les
comportements sont façonnés, influencés, voire dictés par la technologie et les réseaux sociaux,
je puise mes recherches dans les micro-communautés en ligne, les tendances virales et aux récits qu’elles construisent, ainsi qu’à la manière dont elles influencent notre perception de nous-mêmes et du monde.
Ma pratique se nourrit d’une observation critique des dynamiques de consumérisme, de la standardisation des corps et des comportements, et de la manière dont ces phénomènes sont renforcés par les algorithmes et les plateformes numériques.
Je questionne les idéaux de beauté, de productivité et de perfection qui circulent en boucle sur ces réseaux, ainsi que les pressions sociales et culturelles qui en découlent.
À travers mes installations, je cherche à dévoiler les biais cachés dans les technologies que nous utilisons au quotidien, en soulignant la façon dont elles reproduisent et amplifient des stéréotypes préexistants. Je m’intéresse également à la tension entre hyper-individualisme et collectivisme dans l’ère numérique. Les réseaux sociaux permettent la création de communautés ultra-spécifiques, tout en normalisant des comportements de masse.
Cette dualité, entre le besoin d’appartenance et l’imposition de normes, traverse l’ensemble de ma pratique. En fin de compte, mon travail interroge l’aliénation moderne – que ce soit à travers le consumérisme, la quête perpétuelle de validation ou la manipulation algorithmique – tout en explorant comment nous nous réapproprions ces outils pour reconstruire, subvertir, ou repousser les frontières de l’identité et de la représentation.
Adam, Sam et Paul sont tous les trois étudiants à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.
Leurs pratiques individuelles se rejoignent dans un travail commun, souvent basé sur des gestes in situ. Par ces gestes, ils tentent un jeu discret avec le spectateur et le lieu de monstration.
Leur démarche collective invite à une réflexion sur les espaces de projection partagés et les lieux communs, s’inspirant parfois de faits historiques ou d’actualités.
Leurs objets nous confrontent à notre rapport à l’échelle et invitent à la contemplation. Le résultat prend souvent la forme d’installations aux dimensions variables. Par des assemblages précis et des interventions discrètes, ils créent des situations engageant le spectateur à considérer sa relation aux objets et aux récits qu’ils portent.